Maquette plastique bateau Shokaku Porte-avions de la Marine Impériale Japonaise Full Hull.
Le Shōkaku (翔鶴, grue en vol?) était un porte-avions de la classe du même nom construit pour la Marine impériale japonaise à la fin des années 1930. En compagnie de son sister-ship le Zuikaku, il participe aux opérations navales majeures de la guerre du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale, parmi lesquelles l'attaque de Pearl Harbor, le raid sur Ceylan, la bataille de la mer de Corail et la campagne de Guadalcanal. En juin 1944, alors qu'il est en route pour les îles Mariannes, le Shōkaku est torpillé par un sous-marin américain durant la bataille de la mer des Philippines.
L'État-major de la Marine impériale japonaise, fort de l'expérience apportée par les nombreux porte-avions déjà conçus, imagine un navire pouvant égaler la capacité d'accueil de 96 avions de l'Akagi et du Kaga, la vitesse du Hiryū et l'armement défensif du Kaga. Ce navire doit aussi posséder un blindage et un rayon d'action supérieurs aux porte-avions existants. Les concepteurs du Département technique de la Marine impériale japonaise décident de partir sur la base d'un Hiryū agrandi et amélioré, avec l'îlot à bâbord, vers le milieu du navire. Après le début de la construction, le Département technique de l'aéronavale commence à se poser des questions sur la pertinence d'avoir l'îlot à bâbord, pensant que cette position sur les Hiryū et Akagi a eu des répercussions négatives sur les flux d'air sur le pont d'envol. Un autre problème est identifié : la position centrale de cet îlot raccourcit la longueur de l'aire d’appontage, rendant problématique l'atterrissage d'avions de plus en plus rapides et plus lourds. Afin de confirmer ces soupçons, le département technique filme des centaines de décollages et d'appontages sur l'Akagi d'octobre à novembre 1938 ; il décide ensuite de déplacer l'îlot à tribord et plus en avant, à un tiers de la longueur du navire depuis la proue. La construction du Shōkaku était alors la plus avancée. Reconstruire la structure supportant son pont s'avérant trop coûteux, en temps et en argent, aucune modification n'est entreprise. Ce déséquilibre est par la suite compensé par un élargissement d'un mètre du pont d'envol à l'opposé de l'îlot ainsi qu'un rabotage de la partie correspondante à tribord de 50 centimètres ; 100 tonnes de ballast sont rajoutées à bâbord pour rééquilibrer le navire.
Son pont d'envol est long de 242 mètres. Ce pont est desservi par 3 grands ascenseurs mais aucun latéral. Il est recouvert de lattes de bois qui peuvent être perforées par les bombes.