Sur le front, les repas chauds et copieux revêtaient une importance bien plus grande pour les soldats que pour les civils en temps de paix. En temps de guerre, des repas réguliers permettaient non seulement de maintenir la capacité opérationnelle, mais revêtaient également une importance morale considérable.
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'armée américaine utilisait des fours de campagne M-1937, fonctionnant au combustible liquide, pour la cuisson. Ces fours permettaient aux soldats de frire, rôtir, mijoter ou même cuire des tartes. Des fours similaires pouvaient également être installés à l'arrière des camions militaires transformés en cuisines de campagne ; ces véhicules étaient appelés « camions-cuisines ». Ces camions étaient équipés d'arceaux de sécurité prolongés pour la pose de bâches, permettant ainsi aux cuisiniers de travailler debout.
Les banquettes en bois, normalement installées à l'intérieur des camions militaires standards, pouvaient être placées à l'extérieur des camions-cuisines pour y poser casseroles, plaques de cuisson et autres ustensiles de cuisine. Les cuisiniers travaillant dans les cuisines de campagne et les camions-cuisines s'efforçaient de fournir aux soldats au moins deux repas chauds par jour. La plupart des plats préparés étaient simples, mais riches en calories. Cependant, chaque fois que cela était possible, les soldats américains avaient droit à quelque chose de plus agréable, par exemple de la dinde rôtie.