L’histoire des voitures blindées légères allemandes à quatre roues (leichter Panzerspähwagen) a commencé au milieu des années 1930, lorsque le besoin est apparu de remplacer les modèles obsolètes Sd.Kfz.13 et Sd.Kfz.14. La nouvelle série a été développée sur un châssis standardisé spécialisé (Einheitsfahrgestell) produit par Horch, doté d’une transmission intégrale, d’une suspension indépendante et d’un moteur monté à l’arrière.
Plusieurs variantes de voitures blindées légères furent produites dans cette nouvelle série. La version la plus nombreuse était la Sd.Kfz.222, avec 989 unités fabriquées entre 1935 et 1943. Cette voiture blindée était destinée aux missions de reconnaissance et était armée d’un canon automatique de 20 mm KwK 30 ou KwK 38, associé à une mitrailleuse MG 34. Une caractéristique distinctive du Sd.Kfz.222 était sa tourelle ouverte à dix côtés, protégée par des grilles pliantes contre les grenades à main. L’équipage était composé de trois hommes : commandant/tireur, chargeur et conducteur.
Un autre modèle, le Sd.Kfz.223, servait de véhicule de communication et de reconnaissance, maintenant le contact entre les unités de reconnaissance et le quartier général. Sa caractéristique la plus reconnaissable était un puissant poste radio équipé d’une grande antenne à cadre pliable (Rahmenantenne). Un total de 550 véhicules de ce type ont été produits.
Les modifications Sd.Kfz.260 et Sd.Kfz.261 (Kleiner Panzerfunkwagen) ont été développées comme véhicules radio blindés spécialisés pour les états-majors supérieurs et les unités de communication. Ils utilisaient la même coque blindée que les variantes de reconnaissance mais ne disposaient ni de tourelle ni d’armement principal, l’équipage ne portant qu’une mitraillette pour l’autodéfense. L’absence de la tourelle offrait suffisamment d’espace intérieur pour un équipage de quatre hommes et un équipement radio étendu. Au total, 493 véhicules de ces variantes ont été produits.
Toutes ces voitures blindées se sont révélées très efficaces en conditions de combat et, grâce à leur fiabilité, elles sont restées en service jusqu’à la toute fin de la guerre en 1945.